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18/02/2017Journée de fête FCM - Montceau
 
 

Histoire du club

 

1. DE L’ORIGINE A 1918

En 1892, des étudiants anglais arrivent à l’Ecole Supérieure de Chimie avec, dans leurs valises, un ballon de football et dès l’année suivante, ils créent un club, qu’ils appellent FOOTBALL-CLUB DE MULHOUSE et qui joue sur les prés de l’ILL.
De 1904 jusqu’en 1918, le club est affilié à la DFB, la Fédération allemande de football et évolue au Vélodrome, un stade équipé d’une tribune et clôturé, ce qui permet de réaliser des recettes. Louis Schwartz propriétaire et généreux mécène, le lui loue, pour 1mark par an. J.Bloch devient Président en 1910 et le restera jusqu’en 1936.
Dès 1903, tous les joueurs pratiquent l’athlétisme et organisent même des meetings au Vélodrome.
A la fin de la guerre, ils créent une section d’athlétisme, transformant ainsi le FCM en club omnisports, où ils sont rapidement rejoints par les basketteuses(1921), puis par les tennismen et les basketteurs(1923), les nageurs(1929), puis, plus tard, par beaucoup d’autres sportifs d’autres disciplines.


2. L’ENTRE 2 GUERRES

En 1921, l’inauguration du stade de Bourtzwiller se déroule sous la présidence du Ministre de la Guerre, avec, au programme, une course de relais entre les équipes du FCM, puis un match de basket féminin FCM-SR Colmar et surtout un match de football de propagande FCM-Sparta Prague.
Alors commence une ascension régulière, malgré l’absence d’entraîneur (sauf en 1923-24, le Hongrois Nagy).
Le programme d’une saison comporte la Coupe de France, seule compétition nationale, le Championnat d’Alsace et des matchs amicaux contre de grandes équipes françaises et étrangères.
En 1928, un entraîneur tchèque, M.Putzendopler prend l’équipe en main et l’amène jusqu’en ½ finale de la Coupe de France. En 1931-32, l’équipe gagne, contre le Stade Français, au stade Buffalo à Paris, la finale de la Coupe Sochaux, préfiguration du futur championnat professionnel, ce qui lui vaut un retour triomphal dans les rues de Mulhouse.
Il accède à la D1 et s’y maintiendra jusqu’en 1937, comptant notamment dans ses rangs, Franz Wesselik du fameux Wunderteam autrichien, considéré comme le meilleur joueur ayant jamais évolué au FCM.
Trois joueurs formés au club, Pierre Hornus, Marcel Kaufmann et Pierrot Korb, le plus brillant produit du club, sont plusieurs fois sélectionnés en équipe de France A et notre «Grande équipe» de 1934-35 qui compte dans ses rangs 5 internationaux français et 3 autrichiens, finit 6ème de la D1, handicapée par son manque de réserves.


3. SOUS L’OCCUPATION

Entre 1940 et 1944, le FCM participe à la Gauliga Elsass, nouveau Championnat d’Alsace, qu’il remporte à 3 reprises.



4. UN SENATEUR DU CFA

Après la guerre, le club repart en 2ème division professionnelle mais c’est un échec sportif et financier. Il abandonne à la fin de la 1ère saison son statut professionnel et s’engage en Championnat de France Amateurs (groupe Est).

Sous la présidence de Me.Pierre Hornus, trois années consécutivement, en 1956-57-58, le FCM, entraîné par Emile Rummelhardt est Vice-champion de France amateurs, devancé chaque fois au goal-average. En prime, il dispute un 1/8ème de finale de la Coupe de France 1958 contre Nîmes, leader de la D1, à Strasbourg, devant 24.000 spectateurs.

Le FCM de Joseph.Goetschy, entraîné par Léon Deladeriere fait encore mieux en 1968-69 en parvenant en ¼ de finale, éliminé par Bordeaux, 2ème de la D1, malmené au stade de Bourtzwiller, devant 12.000 spectateurs mais finalement qualifié après le match retour. Il se voit attribuer le Challenge France-Football, décerné chaque année, à la meilleure équipe amateur de la compétition.


5. SEMI-PROFESSIONNEL PUIS PROFESSIONNEL

En 1969, la Ville installe un éclairage pour nocturnes au stade de Bourtzwiller et en 1970, le FCM décide de franchir le pas. Il évolue en National Open, qui est en fait la D2 et termine 8ème du groupe Nord. Il se maintient à peu près constamment à ce niveau jusqu’en 1979, où il tombe, mais remonte l’année suivante, quand André Goerig devient Président. C’est à cette époque-là (1978), que le stade de l’ILL est mis en chantier.
En 1981, est mise sur pied une SAEMS au capital d’1MF réparti principalement entre la Ville (49%) et l’Omnisports (35%).Le club monte alors en D1, avec Jean-Marc Guillou, joueur-entraîneur, après des barrages qui enflamment les 15.000 spectateurs du stade de l’ILL mais il redescend à la fin de la saison.
Puis, plusieurs années de suite, il échoue de justesse dans ses tentatives, pour remonter dans l’élite nationale.

En 1989 le retour en D1 est enfin effectif mais de courte durée, puisque la saison se termine par une nouvelle relégation.
En 1992, le club est endeuillé par la disparition accidentelle de Frédéric Johansen, grand espoir du club, capitaine de l’équipe de France Espoirs et dont la tribune Sud porte le nom.
Le club se maintient en D2, jusqu‘en 1997-98 puis est relégué en National et se voit contraint de déposer le bilan en mai 1999, ce qui marque la fin du football professionnel.

6. RETOUR EN CFA

L’équipe est rétrogradée de National en CFA et le club prend le nom de FCM 2000, une SAOS, qui sera liquidée, fin 2001.
Le 1er juillet de cette année-là, est créée, une nouvelle association, qui obtient de garder le nom de Football club de Mulhouse.
Son parcours en CFA s’effectue alors sans éclat, avec même une relégation, unique dans ses annales, en CFA2. A ce moment-là, Joseph Klifa prend les rênes du club et la remontée est immédiate. En 2007, grâce à une forte implication personnelle du nouveau président, Alain Dreyfus, le club redevient ambitieux et manque de très peu l’accession en division supérieure.


Remerciements à Jean-Jacques MEHMELD auteur ce ce résumé historique.